Dates :
- Vendredi 5 juin 2026, 20h00 : Temple Saint-Gervais – Genève, pas de réservation
- Samedi 6 juin 2026, 20h00 : Temple de Rolle – Réservation obligatoire
- Dimanche 7 juin 2026, 18h00 : Temple de Rolle – Réservation obligatoire
Réservations pour Rolle :
- Ouverture de la billetterie le lundi 11 mai 2026 à 07h00
Ouverture de la billetterie pour Rolle
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Seconde(s)
Le programme
- Etienne Nicolas Méhul – Symphonie n°1 en sol mineur
- Camille Saint-Saëns – Ave Verum
- Cécile Chaminade – Concertino pour flûte – Soliste : Alexia Möller
- François-Joseph Gossec – Dernière Messe des Vivants
Présentation des œuvres
Symphonie N. 1 en sol mineur (1808) d’Etienne Nicolas Méhul (1763-1817).
Compositeur d’opéras en France pendant la Révolution française, il fut aussi l’un des fondateurs du Conservatoire de Paris avec François-Joseph Gossec et l’un des premiers musiciens dits « romantiques ». La Symphonie n°1 est un exemple emblématique de la fusion de la musique allemande et française. Œuvre d’un compositeur au sommet de son art, elle montre sa maîtrise formelle tout en offrant une force expressive remarquable. La symphonie a été composée à peu près en même temps que la cinquième symphonie de Beethoven et fut influencée par, notamment dans le menuet du premier mouvement.
Concertino pour flûte et orchestre, op. 107 (1902), de Cécile Louise Stéphanie Chaminade (1857-1944).
Compositrice et pianiste française, surnommée par Georges Bizet « mon petit Mozart », elle entame ses études musicales avec sa mère pianiste et chanteuse. Le Concertino pour flûte et orchestre, op. 107, commande du Conservatoire, est sa dernière œuvre symphonique. Sa musique est élégante, mélodieuse et pleine d’esprit. En 1913, elle devient la première femme compositrice à se voir décerner la Légion d’honneur.
Ave verum en mi bémol majeur (vers 1860) de Camille Saint-Saëns (1835-1921).
Enfant prodige ayant l’oreille absolue, il a écrit des opéras, des oratorios, des symphonies, des concertos pour piano, des compositions chorales, un Requiem. La mise en musique ambitieuse de ce texte liturgique de l’Ave Verum est marquée par une douce mélodie et une harmonie élégante.
Dernière Messe des vivants (1813) de Francois-Joseph Gossec (1734-1829).
Tout jeune, l’auteur composait des mélodies en gardant les troupeaux, s’accompagnant en guise de viole d’un vieux sabot sur lequel il avait tendu quelques crins. En 1751, il gagne Paris et se fait une réputation d’inventeur de la musique démocratique et de l’art choral populaire, il est reconnu en tant que « musicien officiel de la Révolution ». Il en compose la musique des grandes cérémonies dont la Dernière Messe des vivants écrite en mémoire des soldats tombés durant les guerres de 1812-1813. Elle est un témoignage émouvant de la musique liturgique méconnue des premières décennies du XIXe siècle français. En raison des circonstances politiques, elle n’a jamais été exécutée, et il n’est pas connu qu’elle ait été imprimée. Cette messe est la dernière grande œuvre du maître, la Restauration ayant marqué la fin de son activité musicale.
Les solistes
- Flûte : Alexia Möller
- Soprano : Faustine Egiziano
- Alto : Stéphanie Camier
- Ténor : Yan Bua
- Basse : Stéphan Imboden
